Le Maroc, une nouvelle terre d’Inquisition ?

Le Maroc, une nouvelle terre d’Inquisition ?

A la suite du 9 mars 2011, dans le sillage du Printemps Arabe, notre roi nous a donné la possibilité de construire une démocratie. Mais voila justement, il s’agit là de construire car s’il est bien une chose qui ne se décrète pas c’est bien la démocratie. Pour la construire, il faut que le peuple dans sa globalité décide de s’organiser, d’échanger et d’agir dans le respect de tous. C’est pourquoi j’étais content de l’arrivée du PJD au pouvoir. Quels étaient alors les 2 scénarios ? 1) Ils travaillaient sur le fond et faisaient évoluer le pays 2) ils tombaient dans l’obscurantisme islamiste populiste et révoltaient le peuple. Malheureusement, et comme de nombreux citoyens et citoyennes le craignaient, le PJD semble tendre vers ce 2ème scénario faisant, au-delà des blagues et de la langue de bois incessante de son leader, de l’ignorance générale dont souffre notre pays, et surtout l’ignorance de notre foi, son pain quotidien. Mais rien de tout ça n’est une surprise. Là où le PJD déçoit, c’est par l’absence totale de proposition concrète pour faire évoluer notre pays dans ce qui est vraiment important à savoir l’emploi, l’éducation, la santé et la justice. Maintenant la grande question est qu’allons-nous faire à ce propos ? Si avec de pareils démagogues obscurantistes (pas tous mais pour la majorité tout de même) les marocains, et les marocaines davantage encore, ne décident pas d’agir pour défendre leur droit et bien nous aurons la démocratie que nous mériterons, en l’occurrence aucune. Alors, pour ne pas attendre qu’il soit trop tard voila quelques arguments pour agir dès maintenant… Et ces arguments, on les a eu en moins de 6 mois alors imaginez dans 5 ans ce qu’il en sera si on laisse faire…

Warning : Comme à l’accoutumé c’est un peu long… Read more of this post

De la Femme dans le Monde Arabe

Ou une Histoire d’Injustice, de Lacheté et d’Ignorance…

Avec le drame d’Amina Filali au Maroc (pour info sur cette affaire voir article) le statut de la femme et notamment ses droits et son égalité relative à l’homme (dans le sens de mâle) sont revenus au devant de la scène. Nous avons d’ailleurs vu une véritable fronde contre l’article 475 du Code Pénal (Lien) avec toute une polémique sur la dynamique islamique sur les droits de la femme. Malheureusement, je me dois de dire que, à mon humble avis du moins, le problème est clairement ailleurs. Pourquoi ? Parce que l’on se trompe de coupable, le vrai est bien plus sournois encore… Read more of this post

De La Confiance

Ou pourquoi le Marocain a perdu espoir?

Des indignés, aux Printemps Arabes en passant par Occupy Wall Street et Anonymous nous sommes témoin aujourd’hui de mouvements de contestation un peu partout dans le monde. Mais chacun d’entre eux est mu par une dynamique qui lui est propre, que ça soit des crises économiques, des atteintes à la liberté ou à la dignité des peuples ou des abus de multinationales dérégulées et obsédées par le lucre. Au Maroc les mouvements ont été pour l’instant encore limités, d’une part grâce aux bonnes années pluviales que nous avons connus ces 7 dernières années (45-50% de la population est rurale et 45% des emplois sont directement dans l’agriculture) et d’autre part parce que la crise a été particulièrement bien désamorcée par notre roi. La refonte, très relative, de la constitution nous a permis de gagner un peu de temps mais les événements de Taza, les immolations de chômeurs et de retraités de l’armée témoignent que rien n’est encore gagné. La colère gronde et l’impatience s’exacerbe de jour en jour. Mais pourquoi autant de colère ? D’impatience ? Pourquoi cette gangrène globale de la corruption et de la malhonnêteté ? Parce que le marocain moyen semble avoir perdu confiance et espoir. Read more of this post

Qui Sème le Vent…

Une histoire que l’on n’écoute pas…
Après plusieurs discussions sur l’avenir du Maroc que ce soit avec des amis, de la famille ou de parfaits étrangers, je me rends compte d’un problème majeur : Une non-reconnaissance de l’autre quasi-généralisée. D’un coté nous avons les « privilégiés », dont en toute transparence je fais partie (clairement :P), qui considèrent trop souvent les jeunes et autres contestataires comme de dangereux irresponsables. Ils ne comprennent pas pourquoi les contestataires ne sont pas plus patients – après tout il est évident que le changement prend du temps – et surtout pourquoi ils ne sont pas plus raisonnables sur l’ensemble de leurs attentes. Pire encore, enfin pour moi, le grand argument du jour : Le marocain moyen n’est pas près pour la démocratie. Il ne serait pas assez éduqué, après tout nous connaissons encore 38% d’analphabétisme (chiffre HCP donc à prendre avec des pincettes) ; il ne serait pas assez honnête, il se plaint de la corruption mais lui-même ne respecte pas les lois ou tout simplement la parole donnée, etc. Sauf que cet argument dure depuis mon enfance et clairement rien n’a changé depuis, enfin bref… De l’autre coté, les contestataires, issus en général de classes populaires, plus certains démagogues et autres assoiffés de pouvoir, mettent généralement toute la classe aisée dans le même panier. C.à.d. nous serions tous des rentiers, corrompus et, presque, des esclavagistes… Alors c’est sûr qu’avec une image de l’autre pareille on ne risque pas de beaucoup avancer… Maintenant, si on veut avoir une chance de sauver notre pays du chaos des printemps arabes et réussir son développement harmonieux il faudrait déjà lutter contre la cause de ces déformations de vision : La Peur. Et comment lutter contre la peur ? Avec La Compréhension… Read more of this post

Théocratie et Démocratie, Communisme et Libéralisme, Pourquoi choisir ?

Ou la création d’oppositions virtuelles…

Théocratie : Theo- Dieu, Kratos: pouvoir, soit pouvoir de Dieu. A ne pas confondre avec pouvoir des religieux qui reste une des multiples formes d’aspirations autocratiques de l’homme sur l’homme. Maintenant, pour toute personne religieuse ou croyante, Dieu est par définition omnipotent et omniscient. Une théocratie n’est-elle pas dès lors par définition une réalité universelle pour tous, ou du moins pour tous les croyants ? Read more of this post

Je me Présente

Je me Présente

Qui suis-je ? J’ai plusieurs fois été interpellé, ici ou ailleurs, par cette question. Qui suis-je pour m’exprimer ainsi ? De quel droit ? Quel diplôme ou expérience ? De quelle pensée je me réclame ? A quelle école suis-je affilié ? En bref quelle autorité supérieure me donne le droit d’écrire ce que j’écris comme je l’écris ? A ces questions je souhaite répondre par une autre, en fait plusieurs autres. En quoi mon parcours, ma profession, mes études, mes lectures ou autres me donneraient-ils plus de légitimité à écrire ? Le bon sens est-il inscrit dans un diplôme ? Le bon sens est-il l’apanage exclusif de Rousseau ou de Voltaire ? L’absence d’un diplôme m’enlèverait-elle le droit de m’exprimer ? De penser ? N’aurais-je le droit de penser qu’en accord avec une école prédéfinie ? N’aurions-nous que le droit d’être libéral en opposition avec le socialisme ? Séculier en opposition avec la religion ? Royaliste en opposition avec la démocratie ? Qui en a décidé ainsi ? Pourquoi devrions-nous nous limiter à un mode de pensée ? Pourquoi devrions-nous nous positionner en opposition à ?

Alors je réponds. Non je ne suis pas à mettre dans une case. Non je ne donnerais pas mon CV. Non je ne répondrais pas à Chkoun Bak. Le droit de m’exprimer je le prend de ma citoyenneté. Je suis un marocain comme bien d’autre. Citadin avec des racines à la campagne. Marocain avec une touche d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Eduqué avec encore tant de chose que j’ignore. Jeune avec quelques cheveux blancs qui pointent. Ma légitimité je la tire de ma volonté de vivre dans un pays pérenne et harmonieux. Je la tire de ma volonté de vieillir en paix dans mon pays, de voir un jour mes enfants y grandir sans peur de violence ou d’injustice. En bref je la tire de ma volonté de vouloir vivre libre avec et contre tous.

Voila vous savez tout ce que je suis. Un homme qui rêve d’un pays où l’on peut vivre tous dignement dans la liberté et la justice. Un homme passionné, parfois un peu trop c’est vrai, et sincère. Un homme au référentiel multiple et, je l’espère, avec un peu de bon sens.

Maintenant ça ne vous suffis pas comme références ? Tant mieux parce que je n’ai ni la prétention ni l’arrogance de penser exprimer une vérité. Ne prenez pas ce que j’écris pour argent comptant. Je n’exprime ici qu’une opinion, qu’une vision. Celles d’un seul homme. Alors doutez en, vérifiez les, réfléchissez les. Ai-je parfois tord ? Me serais-je trompé à l’occasion ? Oui, certainement. Maintenant si vous trouvez qu’il y a matière à réfléchir dans ce que vous lisez, matière à développer, si certains de ces articles résonnent en vous, vous interpellent, vous poussent à voir les choses un peu différemment c’est tout ce que je souhaite. Comme je l’ai déjà écris, ma motivation est d’engager une réflexion ensemble même si pour l’instant je la démarre seul.

Voilà j’espère vous avoir expliqué qui je suis pour l’essentiel. Le reste importe peu… du moins pour moi.

A bientôt.

Quel modèle de gouvernance pour une société harmonieuse ? Part 4

Les Piliers de la Gouvernance
Introduction :
Dans les textes suivants je vous propose d’aborder plusieurs questions pour essayer d’identifier le meilleur modèle de gouvernance pour notre société. La base commune à toutes ces question est comme suit : Le but de tout système de gouvernance est de promouvoir le bien être de l’humanité dans son ensemble.

Ce quatrième texte propose  les principes fondamentaux, basé sur les enseignements des 3 premiers, sur lesquels nous devrions, à mon sens, construire notre système de gouvernance. Read more of this post

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